Voici que Biden choisit de se livrer à une attaque explicite sans précédent, précisément maintenant, contre Netanyahou. C’est justement à la veille d’un vote important à la Knesset consacrant enfin une avancée dans le rétablissement du système démocratique en Israël, mis à mal par la « révolution constitutionnelle » du Juge Aharon Barak, donnant, sans loi, sur la base de sa propre jurisprudence seulement, la prééminence à la Cour Suprême sur le Parlement.
De l’avis de très nombreux juristes, cette approche abusive doit impérativement être amendée, le dernier mot devant être rendu aux élus du Peuple, en vertu des principes démocratiques authentiques élémentaires, les juges inamovibles et non-élus n’ayant pas qualité à gouverner le pays.
Or depuis la formation du gouvernement démocratique il y a six mois, qui jouit d’une nette majorité à la Knesset, nous assistons à une tentative de subversion, comme l’Histoire de l’Etat d’Israël n’en a jamais connue, qui déploie de considérables moyens financiers, logistiques et manipulatoires des esprits, et dont on ignorait la source. Toutes les demandes de dévoiler qui finance ces opérations, comme il est normal dans un Etat démocratique, se heurtent à un refus hautain.