Tout se passe comme si, les éternelles « victimes », les Palestiniens, pouvaient s’autoriser tous les comportements iniques, toutes les violations du droit, tous les crimes de sang inhumains, les seuls à blâmer, à mettre en garde, à inviter à la modération, seraient les Juifs.
Puisque nous avons inventé une arme protectrice, sans équivalent ailleurs, le « dôme de fer », capable de détruire en vol 95% des tirs de missiles et que de ce fait, seul un petit nombre de ces engins hautement explosifs parviennent à détruire nos maisons et à massacrer nos habitants, les crimes de guerre des Palestiniens seraient absous !
Il serait donc normal que nous vivions sous la menace perpétuelle d’une attaque surprise et que nous devions nous limiter dans tous les cas à des ripostes « proportionnées » !
Nous n’aurions pas le droit de riposter, de mettre nos ennemis hors d’état de nuire, de vaincre. Cette logique perverse est si répandue en Occident qu’elle révèle clairement l’arrière-pensée si profondément ancrée dans le subconscient de cette civilisation d’inspiration chrétienne, l’ambiguïté maladive vis-à-vis des Juifs, avec le vœu secret, de moins en moins refoulé, que la sauvagerie l’emporte et que la souveraineté juive disparaisse de la surface de la terre.
Cette complaisance vis-à-vis de l’Islam conquérant, ce laxisme vis-à-vis de l’exigence de liberté, de créativité, cette dhimmitude consentie, qui d’ailleurs frappe aussi en Israël même une « gauche » qui se croit humaniste, est une recette certaine vers une ruine des valeurs de la modernité.
Paul Valéry écrivait en 1919 : « Nous autres civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles ». Cette amère constatation devrait être pour l’Occident d’une actualité alarmante. Que l’on ne compte pas sur Israël qui revient à peine d’un noir exil de 19 siècles, pour abandonner la partie et renoncer à ses valeurs, son progrès et sa vie.
Léon Rozenbaum
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