Triste fin de règne

Les déclarations ineptes de M. Macron au nom de la France, à la tribune des Nations-Unies innocentant le Hamas de tout acte terroriste en Judée et en Samarie, contre tant de preuves évidentes, recensées par les propres déclarations récurrentes des terroristes eux-mêmes et celles du Conseil de l’Union Européenne, qui est tout sauf sioniste, mettent en lumière une perversion de l’esprit venue de loin.

C’est devenu une évidence que l’antisémitisme musulman, si clair à la lecture des textes fondateurs de l’Islam, a rajeuni et revigoré l’antisémitisme occidental qui puise aux sources chrétiennes les plus problématiques et les plus impures. Cette ignominie est l’enfant illégitime du trop fameux « dialogue euro-arabe ».

Le processus est connu et était discernable dès la conférence de presse de Charles de Gaulle de septembre 1967. L’idée présomptueuse du général de substituer à l’affrontement entre l’Occident et le monde soviétique, encore vivace à cette époque, un prétendu « équilibre », en créant un troisième pôle franco-arabe qui pourrait devenir euro-arabe, sous influence française, avait germée dans son esprit.

Cependant, dès 1973, le chantage arabe au pétrole a donné le signal des nouvelles règles du jeu des rapports euro-arabes : abandon de tout soutien à Israël jusqu’à son élimination, pénétration de l’Islam en Europe aux frais de cette dernière, « rééducation » progressive des Occidentaux aux conceptions historiques, religieuses et linguistiques arabes et musulmanes et surtout apport de population arabe en Europe dispensée de s’adapter aux valeurs, conceptions et même lois et langues locales.

Plus de cinquante ans plus tard, si le décor européen semble être resté fixe, la réalité culturelle et humaine du continent a bien changé. L’esprit de « dhimmitude », cette condition d’infériorité des Chrétiens et des Juifs en pays d’Islam s’est largement répandu comme s’il s’agissait d’une destinée inévitable.

La dépendance face à l’espérance de « fabuleux contrats » est devenue la génuflexion pour recevoir l’aumône d’un emprunt misérable de pétrodollars qui amplifiera encore un peu la dette colossale des pays d’Europe.

Plus question une seconde de réfléchir aux intérêts légitimes du petit pays d’Israël dynamique, sous le feu permanent de nombreux groupes terroristes et d’Etats rogues, qui tient tête et affiche des résultats scientifiques, économiques, culturels et militaires, pour le moins intéressants.

Il y a dix ans, l’arrivée en trombe de M. Macron avait semblé renouveler la politique française au nom de la jeunesse, de la créativité et de l’espoir. Hélas, il est retombé dans des errements pires que ceux qui l’ont précédé.

La culture européenne traditionnelle admettait la filiation du Christianisme par rapport à la foi juive. Bien sûr, elle éprouvait déjà un complexe œdipien à l’échelle de la civilisation qui parfois engendrait des pulsions criminelles à l’encontre des Juifs : l’inquisition, les pogromes, la Shoah, par exemple, et aussi, bien des contorsions intellectuelles pour justifier son prétendu statut de « nouvel Israël ».

Le Coran lui aussi fourmille de similitudes avec les sources juives. Mais là, le refoulé, le refus de l’admettre, le mensonge institutionnel (Adam, David et Salomon seraient « Musulmans » depuis toujours !). Or le « dialogue euro-arabe » a conduit la nouvelle culture européenne à copier le refoulé musulman avec la même énergie. « Tuer le père », effacer la trace de vos origines, même au prix de vos sources les plus sacrées comme « Jésus chassant les marchands du Temple », puisque cela confirme l’existence historique du Temple de Jérusalem ! Pauvre Macron, pauvre Occident !

Léon Rozenbaum

 

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