Elections 2026 : voir la réalité en face

A l’approche des élections en Israël, il parait nécessaire de tenter de faire le point sur les grandes options qui se présentent aux électeurs, en prenant la mesure des défis exceptionnels auxquels fait face, plus que jamais, l’Etat Juif souverain.

Voilà 30 ans que M. Binyamin Netanyahou domine la vie politique en Israël. Cette longévité politique exceptionnelle, surtout en Israël, est certes liée à ses qualités personnelles, son charisme incontestable, sa vision historique, sa connaissance réelle du monde extérieur et surtout de la civilisation américaine, mais aussi a généré contre lui des oppositions inexpiables que l’usure du pouvoir, inévitable, n’explique pas seule.

La catastrophe et les crimes monstrueux du 7 octobre 2023 et les événements qui ont suivi et surtout la montée d’un antisémitisme global tous azimuts, qui se fonde sur des haines et des ambigüités bien plus larges que les effets de la propagande arabe et musulmane seulement, imposent à l’évidence une réévaluation de la place du Peuple Juif et de l’Etat d’Israël dans le monde et une réponse interne en proportion de ces développements. Cela suppose une prise en compte par tous de la dimension spirituelle non seulement du Peuple Juif, mais aussi de l’Etat d’Israël qui ne porte pas son nom en vain.

Or, à quelques nuances près, tout se passe comme si la vie politique israélienne restait marquée par des caractéristiques de petitesse, de courte vue et de conservatisme, à des années- lumière des défis réels qui attendent le pays et la classe politique dans les mois et les années qui viennent.

Yair Golan, leader du parti politique israélien des « démocrates » qui se présente comme le représentant de la gauche, ne cesse, depuis des mois, de multiplier les déclarations provocatrices dont certaines sont carrément sanctionnables pénalement, surtout en temps de guerre.

Pour l’essentiel, ces provocations consistent à remettre en cause les positions morales de la Nation, de son armée, de sa défense, mais aussi de porter atteinte délibérément à l’unité de la Nation en qualifiant certaines de ses branches de façon particulièrement insultante.

Un homme politique qui se présente à l’électorat pour prétendument diriger la politique du pays, ne se conduit pas normalement ainsi. Ce type de propos est d’ailleurs devenu une mode parmi toute une série de politiciens et militaires déchus, de droite et de gauche, désavoués et mis « au rencart ».

 

Pour qui est à l’écoute attentive du Peuple qui réside à Sion, pourtant, quelque chose de profond a changé. Beaucoup de gens sont las des querelles de personnes, des appels à la paix éculés et mensongers, des menaces de guerre civile, et pire des soudaines provocations d’anciens généraux ou politiques diffamant à qui mieux mieux les soldats d’Israël ou le Premier-Ministre, souvent dans des organes de presse ou de télévision étrangers, actes constituant des délits graves en temps de guerre dans tous les Etats, même les plus démocratiques.

Il conviendrait d’élucider un tel comportement précisément dans un moment particulier où les repères moraux de la civilisation occidentale s’effondrent, puisque s’étend comme une lèpre, dans son orbe, la détestation agressive d’Israël et du Peuple Juif tout entier.

La distribution de « Prix Nobel » à une série d’antisémites notoires dont certains ont profité de fonctions officielles dans les cours de justice ou dans certains organes de l’O.N.U., pour banaliser, sur fonds mondiaux, le retour à la haine inexpiable des Juifs, constitue un paroxysme de ce phénomène moralement catastrophique pour l’Occident parce qu’il ruine lui-même le respect de ses propres origines pour se plier aux normes islamiques conquérantes.

Les Israéliens, Juifs et Arabes, qui aiment leur pays, leur Etat et la Nation qui en est l’ossature, ont bien compris que les prochaines élections, dans quelques jours, n’autorisent pas l’erreur de nous croire dans un temps ordinaire.

Nous ne sommes pas vraiment remis de l’attaque traitresse du 7 octobre 2023, un pogrom massif, inimaginable sur notre sol souverain. Certes, notre armée,  initialement désarçonnée par une cascade d’erreurs d’appréciation, en payant un très lourd prix du sang, est parvenue, pour l’essentiel, à démanteler la puissance des troupes terroristes massées par l’Iran des Ayatollahs, tout autour de nos centres de vie et animées, elles, d’une volonté génocidaire prouvée à notre égard.

Or voici que la presque totalité de la civilisation d’Occident, d’inspiration chrétienne, qui partageait avec nous certaines valeurs d’humanité, reprend en chœur les myriades de mensonges, calomnies et malédictions des pires penchants criminels islamistes déversés contre nous et surtout inverse les mots, les concepts et les définitions pour nous accuser faussement, nous, les victimes renouvelées de tentatives de génocide, d’être nous-mêmes les génocidaires !

Si, dans la longue histoire du Peuple d’Israël, les psychoses antijuives ne sont pas nouvelles, l’ampleur mondiale de la crise actuelle est sans précédent. Elles mettent en lumière l’effondrement moral, social, politique et même économique de la civilisation occidentale, surtout européenne.

Le « dialogue euro-arabe » inauguré après l’attaque contre Israël de 1973 et le chantage à l’énergie ont permis à l’Islam, en un demi-siècle, de prendre pied dans les pays d’Occident, de les mettre en coupe réglée et d’y imposer largement ses conceptions inégalitaires de l’Humanité et de son avenir, prétendument au nom de la foi, et surtout de revivifier l’antisémitisme à fondement chrétien qui avait été déconsidéré après la Shoah. Or, il se déchaîne de nouveau aujourd’hui.

Bien plus, l’ambition et la stratégie des Musulmans d’imposer le contrôle politique de l’Islam partout dans le monde, par la ruse ou par la force, a déjà largement modifié la psychologie collective européenne en « Dhimmis » soumis aux volontés islamiques. Il faut avoir le courage d’appeler les choses par leur nom : en Israël même une minorité détachée de son identité juive et aliénée à la civilisation européenne actuelle, comme une part non négligeable de la Diaspora juive, participe de la négation des droits du Peuple Juif, mais en outre, souhaite prendre les rênes du pays, en plus des bastions qu’elle s’est bâtie dans l’appareil de l’Etat, (Justice, Armée, grande industrie, etc…).

Accorder sa voix à l’une de ses composantes de l’opposition prête à s’allier à des forces politiques hostiles au Sionisme, et dont le discours général est particulièrement terne, au-delà de la haine gratuite contre Netanyahou, signifie mettre en place les conditions de la liquidation de l’Etat d’Israël dans un environnement mondial complice.

Le peuple d’Israël a bien compris le sens des prétendus « accords d’Oslo », de l’évacuation forcée des Juifs de Gaza et du bégaiement de la gauche face aux droits historiques du Peuple d’Israël sur son Pays.

Fasse le ciel que la majorité des citoyens qui souhaitent vivre dans un pays et au sein d’un peuple qui non seulement ne renie pas son passé mais est capable de retenir les leçons de son Histoire, trouvent en eux-mêmes les ressources et la résolution d’affronter tête haute les épreuves qui les attendent.

Ils devraient faire le compte réaliste des hommes réellement capables de les servir et de les inspirer qui ont fait leurs preuves dans le cadre de la coalition sortante, adossés au grand parti du Likoud, sous la direction d’un homme d’Etat exceptionnel.

Léon Rozenbaum

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