Le Gouvernement a accepté d’interrompre le processus législatif légal dans le cadre d’une procédure de consultations avec l’opposition totalement dérogatoire au processus démocratique auprès du Président de l’Etat dont ce n’est pas le rôle que la loi lui a dévolu, et ce en vue de l’apaisement.
Or, le retour à la séparation des pouvoirs mis à mal par la « révolution constitutionnelle » initiée il y a trente ans par le Juge Barak, et devenue au fil des ans le « Gouvernement des Juges » suite à une politique jurisprudentielle tendancieuse de la Cour Suprême, demeure plus que jamais nécessaire. Malgré tous les gestes de bonne volonté des autorités légales, les manifestations continuent et cherchent chaque jour d’autres prétextes pour abattre coûte que coûte le Gouvernement issu d’élections démocratiques.
Personne en Israël n’a jamais disposé d’autant de moyens en argent, matériel et logistique pour organiser chaque semaine des manifestations de masse encadrées, sonorisées, pourvues en affiches, tracts, banderoles, slogans pendant plus de vingt semaines.
Peu importe que ceux qui, à l’évidence financent ces opérations, soient en fin de compte les Juifs américains dits « libéraux » en réalité de plus en plus éloignés d’Israël et très ambigus dans la définition de leur judéité, ou une agence gouvernementale discrète des USA aux ordres de Biden et Obama, ou une autre puissance occulte, ou tous ceux-là ensemble, il est parfaitement évident qu’il s’agit d’une intervention étrangère.
Que l’on ne vienne pas tenter de qualifier cette évidence de tendance au « complotisme » si l’on n’est pas capable de rendre publiques les sources de financement de toutes ces opérations coûteuses sans précédent en Israël.
Nous vivons désormais dans un monde interconnecté et au cours des dernières années, les interventions occultes de certaines puissances pour peser sur l’opinion dans diverses démocraties sont devenues légions. Il serait absurde de croire que l’Etat d’Israël ne puisse pas être devenu un enjeu suffisant pour subir des campagnes manipulatoires, avec la complicité volontaire ou involontaire de certains cadres locaux, dont de nombreux citoyens pourraient être victimes. A nos concitoyens aveuglés et abusés, il faut dire, en toute fraternité : « ouvrez les yeux ! ».
Léon Rozenbaum
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