Introduction
Il est très difficile d’apprécier la situation véritable de l’Etat d’Israël en cette fin d’année 2022, au point que les évaluations les plus divergentes peuvent légitimement se fonder sur des faits avérés. Tout dépend du pessimisme ou de l’optimisme de l’observateur. Comme ce sujet déchaîne souvent les passions à l’intérieur du Peuple Juif, comme à l’extérieur, il peut s’avérer utile de tenter un bilan raisonné qui aidera peut-être à la compréhension des problèmes.
I) Le Passif
La Crise institutionnelle
La crise institutionnelle qui est le résultat des divisions de l’opinion mais aussi des choix anciens d’une représentation proportionnelle des différents segments de la population, n’est pas achevée après trois années, et l’incertitude demeure sur le point de savoir si la prochaine élection parviendra à la constitution d’une majorité suffisante à la Knesset pour permettre un Gouvernement stable et efficace. Rappelons toutefois que l’Etat, ses Ministères, ses Hauts-fonctionnaires, ses forces armées, ses forces de police, ses écoles, ses universités etc. fonctionnent normalement dans le cadre d’un Gouvernement de transition et que la vie économique se poursuit et même progresse. Il convient donc de ne pas exagérer l’impact de la crise politique.
L’Iran
Les dangers extérieurs continuent de peser d’un poids considérable sur le mental des citoyens. En effet, il n’existe aucun autre Etat au monde à qui une puissance étrangère importante, peuplée de près de 90 millions d’habitants, possédant un territoire très vaste et une technologie en progrès constants, l’Iran des Ayatollahs, promet quotidiennement sa destruction prochaine, ce que l’Iran fait à l’égard d’Israël.
En outre, l’Iran agit concrètement dans ce sens en organisant tout autour d’Israël, au Liban, au Yémen et en Syrie, des troupes armées équipées de missiles de plus en plus précis et finance largement des activités terroristes dirigées contre les citoyens d’Israël et les Juifs dans le monde.
De plus, cet Etat affiche ouvertement ses intentions obsessives de posséder au plus vite l’arme atomique, point sur lequel l’Iran a réussi à duper gravement les Occidentaux en affinant ses matières fissiles clandestinement en violation de ses engagements les plus formels.
Les Arabes palestiniens
L’ambiguïté et le danger de conflit aigu avec les Arabes palestiniens ne sont pas levés non plus et posent un problème lancinant. Théoriquement et sur le papier, les Accords d’Oslo de 1993 ont jeté les bases théoriques d’un arrangement entre les parties et chacune a déclaré vouloir se reconnaître réciproquement et régler les différends par des voies pacifiques.
Sur cette base, Israël a permis la constitution d’une « Autorité Palestinienne » supposée gérer une large Autonomie des populations arabes en Judée, en Samarie et à Gaza, la souveraineté sur tout le territoire entre le Jourdain et la mer, environ 60 km de large, étant conservée par l’Etat d’Israël, qui en a un besoin existentiel face aux agressions extérieures.
En outre cette souveraineté juive sur sa patrie historique résulte de ses droits immémoriaux sanctionnés par un acte international approuvé à Sanremo par la Société des Nations à l’issue de la première guerre mondiale et contresigné par les principales puissances. Pour cette raison, la fable de l’ »occupation » par Israël de la Judée, de la Samarie et de Gaza est de pure propagande et ne tient pas en termes de droit international public.
Les manipulations arabes et britanniques avec la création artificielle de la Jordanie en 1946 ont privé les Juifs des 3/5 de leur territoire. Israël a entériné ce développement en signant la paix avec le Royaume Hachémite, mais cela ne remet pas en cause ses droits sur la Palestine occidentale qui avait été, presque en totalité, occupée illégalement en 1948 par la Jordanie et par l’Egypte pour ce qui concerne la région de Gaza.
Concrètement, Arafat et son successeur ont absolument tout fait pour vider de son sens la tentative de stabilisation convenue à Oslo, en lançant à plusieurs reprises des attaques meurtrières contre les citoyens Israéliens innocents, et encourageant dans l’intervalle un terrorisme endémique contre hommes, femmes et enfants Juifs et en maintenant un climat de haine antijuive forcenée parmi les populations dont ils ont la charge.
Pire, l’Autorité Palestinienne est devenue très vite le foyer d’antisémitisme mondial le plus actif répandant dans les médias mondiaux les pires calomnies, reprenant les thèmes éculés des haines tsaristes, soviétiques et médiévales contre Israël et les Juifs, jusqu’à l’absurde (accusation d’inoculer La maladie de la vache folle aux enfants Palestiniens, de provoquer artificiellement des tremblements de terre,-voir Al Hayat Al Ddjadida organe officiel de l’A.P.-etc…). Cela n’a pas cessé un seul instant jusqu’à ce jour.
De plus, deux organisations extrémistes, le Hamas et le Djihad Islamique, qui refusent toute espèce de coopération, d’entente ou de reconnaissance avec Israël soufflent sur les braises de la haine et de la terreur et avec le soutien de l’Iran, occupent la région de Gaza où ils soumettent la population à un régime de type fasciste, et lancent régulièrement des attaques aux missiles contre les villes d’Israël. Celles-ci sont contrées difficilement et chèrement par le « dôme de fer », une arme antimissile unique au monde, mise au point par Israël.