Ces lancements- là, tirés du cœur d’une population civile sur une autre population civile, sont bien constitutifs, eux, de « crimes de guerre ».
Quand Israël élimine de façon ciblée, ses agresseurs, en déployant d’immenses efforts pour ne pas porter atteinte aux innocents, il se conforme au droit de la guerre. Ces « petits détails » sont très généralement passés sous silence par toutes les rédactions occidentales. Pire, comme lors de la fausse mort du « petit Mohamed », les Occidentaux se font gratuitement les fourriers de la calomnie antijuive en décuplant de nouveau les mythes médiévaux mensongers des Juifs « assoiffés du sang des petits enfants ».
Il est nécessaire de replacer ce parti-pris hostile qui perdure, dans une perspective plus vaste. En effet, la réduction progressive, comme une peau de chagrin, du territoire national que les Nations sont prêtes à reconnaitre au Peuple Juif sur sa Patrie ancestrale a déjà une longue histoire.
En termes de Droit International Public, par les Traités de Sanremo et de Sèvres, suite à la première guerre mondiale, l’Etat juif devait s’étendre sur les deux rives du Jourdain. La rouerie des Britanniques et la complicité des autres nations ont voulu, et souvent, veulent encore, réduire illégalement les Juifs à la portion congrue. Il a fallu plusieurs tentatives génocidaires des armées arabes en 1948, 1956, 1967 et 1973, heureusement contenues victorieusement par Israël, pour desserrer l’étranglement de la souveraineté juive dans sa patrie historique.
Il faut une dose de filouterie invraisemblable pour que personne ne remarque en Occident que l’Etat jordanien occupe les 3/5 de la Palestine et est peuplé à 80% d’Arabes dits « Palestiniens ».
Or, il faudrait donc, en plus, un Etat arabe palestinien de ce côté du Jourdain, en fait pour laisser pour toujours l’existence d’Israël en péril permanent, sous la menace d’une attaque surprise. Les déclarations publiques de l’Iran des Ayatollahs sur l’annihilation d’Israël, rendent cette hypothèse plus que vraisemblable.
Le pire, c’est qu’en Occident l’on a tellement pris l’habitude de cette absurdité, de ce mensonge si grossier, que de nombreux Israéliens de bonne volonté se laissent berner. C’est pourquoi, en Israël, tous les quelques mois, nous nous trouvons sous le feu des missiles de gens qui proclament leur vision génocidaire nous concernant.
Il y a cependant un élément nouveau dans l’opération « Aurore » : pour la première fois depuis très longtemps, les forces armées d’Israël sont intervenues avant la commission d’un attentat terrible que le Djihad Islamique s’apprêtait à commettre, à l’instigation des Iraniens. Ils visaient, au moyen de missiles antitanks, le train qui dessert le sud d’Israël et des autobus civils circulant sur la route qui dessert une série de villages israéliens proches du territoire de Gaza.
Les manipulations et les intimidations contre notre pays sont telles que nous en étions arrivés à ne plus oser prévenir la commission d’attentats contre nos citoyens. Souvent, nous nous croyions obligés d’attendre la mort des nôtres pour réagir. L’opération « Aurore » modifie enfin la donne.
L’on peut souhaiter que la nouvelle majorité qui sortira des élections prochaines entérine ce progrès et rende à la diplomatie israélienne la force que les capacités défensives et technologiques du pays lui permettent d’assumer.
Léon Rozenbaum
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