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Identité

Comment fonder la solidarité entre tous les hommes? Comment éviter les guerres et les souffrances des innocents? Ces questions se posent depuis l’aube de l’humanité et les différentes approches du problème s’expriment de nouveau à chaque génération.
La pente naturelle de l’esprit humain semble bien être la tentation de l’uniformisation: si tous les humains sont façonnés culturellement sur le même modèle, ils n’auront plus de raisons de se battre, croit-on.
L’épisode de la tour de Babel dans la Bible hébraïque nous enseigne l’échec répété de cette approche: la mise au pas de la personnalité individuelle et collective, en vue d’éliminer les conflits, crée en fait une humanité de quasi-clones et conduit en réalité toujours à la ruine de la morale qui débouche nécessairement sur la déshumanisation, la confusion, la division et la violence. C’est là que l’humanité primitive s’est divisée et que s’est créée sa Diaspora: les Nations du monde.

L’Etat et la Nation polonais

Lorsque l’on débat de la récente loi polonaise qui prétend criminaliser toute assimilation des camps de la mort installés sur le sol polonais par l’occupant nazi allemand avec les « camps polonais » il convient d’être très précis. Il est vrai qu’entre 1939 et 1945, l’Etat polonais vaincu en quelques jours par la Wehrmacht et dont le territoire avait été partagé en vertu du pacte germano-soviétique négocié par Molotov et Ribbentrop entre l’Allemagne et l’Union Soviétique avait virtuellement cessé d’exister. L’Etat est une entité juridique qui personnifie la légitimité de l’occupation d’un territoire par une population déterminée qui depuis au moins le 19ème siècle est généralement une Nation. En réalité, il convient de ne pas oublier l’existence du Gouvernement polonais en exil à Londres, qui pendant toute la guerre a assuré la persistance de la légitimité de l’Etat polonais.

Jérusalem

Les Européens de l’ouest sont de plus en plus incohérents dès qu’il s’agit de Jérusalem. Ils véhiculent à ce propos, depuis des dizaines d’années, des idées préconçues, des affirmations prétendument juridiques fausses et des « évidences » qui n’en sont pas.
Rappelons que l’Etat est le principal sujet de droit international et que tout Etat est seul habilité à fixer le lieu de sa capitale. Rappelons que le seul document de droit international consensuel relatif à la reconnaissance par les Puissances des droits nationaux du Peuple Juif sur son pays et les droits concomitants des Arabes est le Traité de Sanremo consécutif à la première guerre mondiale pris sous les auspices de la Société des Nations (SDN).

Plus de trois cent morts à El Arich

Voilà que les musulmans fanatiques de Daesh lancent une attaque massive contre une mosquée d’El Arish faisant plus de trois cent morts, hommes, femmes et enfants.
A la fin des années 50 et au début des années 60 du 20ème siècle, les Egyptiens commanditaient des actes terroristes dans le Néguev et nul n’a oublié les victimes juives de l’Autobus de Maale Haakrabim.

NATION ET CONSCIENCE HISTORIQUE

L’excès en tout est un défaut. Les excès du nationalisme aux 19ème et 20ème siècles ont conduit l’histoire mondiale aux pires catastrophes morales dont la Shoah. Les Juifs, exilés dix-neuf siècles, en ont largement payé le prix.
Pourtant la division de l’humanité en nations est une donnée permanente de l’Histoire et est légitime. Elle ne porte pas atteinte à la fraternité naturelle entre tous les humains proclamée par la Bible hébraïque entre tous les fils et filles d’Adam. De plus, lorsque s’organise de bonne foi le concert des nations sur la base de valeurs minimales communes, elle devient une source d’espérance.
Il a fallu près d’un demi-siècle pour que l’Occident prenne conscience à la fois de l’horreur du massacre des Juifs perpétré sur son sol et des abus de la période coloniale. C’est notamment sur la base de ce sentiment de culpabilité que s’est développée l’idéologie post-moderne qui entraîne la désintégration de la pensée et la réécriture de l’Histoire

La Terre d’Israël

L’on peut trouver une source d’encouragement dans le fait que les civilisations d’extrême- orient se sentent de moins en moins concernées par le refus obsessionnel de l’Islam et de la Chrétienté de reconnaître la souveraineté du Peuple d’Israël sur la Terre d’Israël. Nous y sommes tant accoutumés que l’énormité même de ce refus finit par nous échapper.

Morale et Politique

Le pire ennemi de la paix est la complaisance à soi-même. Cela est vrai au plan individuel mais aussi au niveau des Nations.
Tout le monde sait en Occident qu’Erdogan a transformé en quelques années un Etat très largement laïque et démocratique en une autocratie islamique en mettant à bas l’œuvre d’Atatürk. Ce dirigeant entend en outre renforcer ses pouvoirs en engrangeant par le vote de la Diaspora turque un soutien populaire pour le plébiscite qu’il organise dans quelques jours.
C’est pourquoi il a dépêché en Europe occidentale des membres de son gouvernement pour servir ce dessein.

Coup d’arrêt aux Ayatollahs

Le président TRUMP n’a pas l’heur de plaire à tout le monde. Barack Obama passait beaucoup mieux à l’écran avec son sourire étudié et son ton compassé ou jovial. La différence entre les deux hommes politiques ne s’arrête pas là. Obama est la quintessence du post-modernisme, cette attitude d’esprit devenue véritable idéologie selon laquelle tout est relatif: il n’y aurait pas de vérités absolues, Il n’y aurait pas non plus d’Histoire puisque tout dépendrait du « narratif », de la façon dont la réalité est vécue et racontée… .Du coup, un pays ou une civilisation qui se positionne en ennemi, ne l’est pas forcément, tout dépendrait de la façon dont vous l’appréhendez!

L’Occident au bord du gouffre

Les premières décisions du Nouveau président des USA auront plus de poids qu’il n’y parait. En effet, face aux perversions du monde occidental consécutives à la généralisation des idéologies post-modernes au nom desquelles il n’y aurait plus de vérités absolues pour l’humanité entière et donc plus de vérité du tout, plus de Nations, plus d’Histoire mais des « narratifs », et plus de dénonciation de l’évidence du caractère coercitif de la civilisation islamique, l’élection de Donald Trump sonne comme un réveil salutaire quelques soient les réserves et les interrogations que suscite le style de sa campagne.

The West on the edge of the abyss

The first decisions of the New President of the USA will carry more weight than it seems. Indeed, faced with the perversions of the Western world following the generalization of postmodern ideologies in the name of which there would no longer be absolute truths for all mankind and therefore no more truth at all, no more Nations, no more History but « narratives », and no more denunciation of the evidence of the coercive character of Islamic civilization, the election of Donald Trump sounds like a salutary awakening regardless of the reservations and questions aroused by the style of his campaign.