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Pourquoi Kobili Traore, l’assassin avéré de Sarah Halimi, doit-il être jugé en Israël ?Par Léon Rozenbaum*

Le code pénal israélien (Hok Hahonshin) prévoit dans son article 13 (B) (2) Amendement No 39, 5754-1994, que le droit pénal israélien s’applique à « des infractions commises à l’étranger contre la vie d’un Juif, son intégrité physique, sa santé, ou son patrimoine, en raison du fait qu’il est Juif ».
Il s’agit d’une dérogation au principe de territorialité de la compétence des tribunaux israéliens. Ceux-ci sont normalement conduits à juger des crimes et des délits uniquement sur le territoire national. La justification de cet état de fait et de droit est à rechercher dans la longue Histoire du Peuple d’Israël. L’Etat national du Peuple Juif garde en effet, une mémoire vivace de la nuit de l’exil durant laquelle, beaucoup trop souvent, les infractions contre les Juifs restaient impunies, y compris les crimes les plus sanglants.
Cela doit cesser définitivement avec la restauration de la souveraineté juive dans son Pays. Il faut donc, dans les cas où un tel crime même commis en dehors d’Israël demeure impuni dans des conditions suspectes, instituer une compétence subsidiaire au profit des tribunaux d’Israël, à l’instar de la compétence de la Cour Pénale internationale, face à des systèmes judiciaires déficients.

Les mensonges de « France-Infos »

A chaque nouvel affrontement délibéré du Hamas contre Israël, le même phénomène d’inféodation de la presse française au « narratif » arabe, sous la houlette de l’Agence France-Presse, se vérifie et s’intensifie.
Tombé par hasard sur une dépêche de « France-Infos », l’auteur de ces lignes n’a pu que constater le degré de perversité de la manipulation de l’information au détriment d’Israël, mais surtout au détriment de la vérité.
Le plus frappant est de constater que la technique, déjà ancienne, d‘exposer à propos d’Israël une demi-vérité en « oubliant » la cause première, ce qui constitue un vrai mensonge, porte de plus en plus atteinte à la France elle-même, face à la montée de l’Islam sur son sol.
Ainsi, le développement de ladite dépêche sur le prétendu sort de quelques familles arabes du quartier dénommé en Arabe « Sheikh Jarrah » et en Hébreu « Shimon Hatsadik » (puisqu’y est érigé le tombeau d’un grand-prêtre révéré par le Talmud) qui seraient menacées d’ »expulsion » de propriétés qu’elles occuperaient « depuis des siècles » fait l’impasse absolue sur la vérité.
Ces immeubles et ces terrains sont la propriété régulièrement inscrite au cadastre de familles juives qui en ont été dépossédées illégalement en 1948 après l’invasion jordanienne de la partie est de Jérusalem. Un minimum d’honnêteté intellectuelle consisterait à vérifier ces données pour apprendre qu’une procédure judiciaire est en cours et qu’effectivement il n’est pas exclu que le Tribunal fasse droit à la demande des légitimes propriétaires de recouvrer leurs biens.

INGRATITUDE

Il y a quelque chose d’indécent dans le spectacle des réjouissances de la bien-pensance internationale lors de l’intronisation de Joe Biden. En effet, les accusations de Trump selon lesquelles se sont produites des irrégularités massives lors de l’élection, n’ont pas été sérieusement examinées ni prises en compte, dans une atmosphère de tension maximale, quand le parti démocrate et la classe dirigeante étaient déterminés à renverser Trump à tout prix, avec le soutien sans précédent d’un pouvoir médiatique partisan, totalement complice.

Quelques réflexions sur la gestion du Coronavirus

Il peut sembler utile de réfléchir aux caractéristiques de la pandémie actuelle sans précédent et à la façon dont elle est traitée par les autorités en Israël et dans le monde.
Remarquons d’abord que l’inégalité habituelle entre les pays développés et les pays sous-développés n’apparaît pas à cette occasion : Les Etats-Unis sont le pays le plus touché, alors que ce pays est parmi les plus développés de la terre et certains pays européens développés ont été durement touchés.
L’on peut avoir des doutes sur l’authenticité des chiffres publiés dans les pays autoritaires mais aussi sur le nombre des décès, même dans certains pays démocratiques, qui ont une centralisation excessive de l’information. En France par exemple, où l’agence France Presse est totalement contrôlée par l’Etat et a le monopole de la diffusion des nouvelles, depuis la seconde vague, ce nombre est étrangement bas et la différence avec la première vague est peu crédible.

Le Corona ou le 9 Av de l’humanité

Entre autres choses, les antisémites ont reproché souvent aux Juifs d’avoir le « sens du malheur ». Un écrivain français à succès des années 30 du vingtième siècle, Jean Giraudoux, notamment, qui s’est avéré un violent antisémite et un collaborateur des nazis sous l’occupation de la France, n’avait pas pu s’empêcher d’exprimer son mépris des fils d’Israël après avoir perçu qu’une longue habitude des catastrophes familiales et nationales, se lisait sur leurs visages, bien avant la Shoah.

L’angoisse économique prend le pas sur le risque de la contagion.

Tout se passe comme si une seconde vague se profilait partout après les mesures sévères de confinement qui étaient parvenues à apparemment juguler la pandémie, dans certains pays. Cependant, plus de quatre mois plus tard, il devient évident que le redémarrage de l’activité, indispensable, a pour corollaire la relance de l’épidémie.
Surtout nous, les personnes qui avons dépassé 70 ans, nous risquons de basculer dans la mélancolie. Nous voici coupés des visites de nos enfants et petits-enfants depuis des mois. La communication téléphonique ou par Skype ou Zoom ne remplace pas les embrassades chaleureuses. Or, face à une pandémie de cette ampleur et présentant de tels dangers, il est clair qu’il faut poursuivre un isolement qui n’est pas sans effets psychologiques destructeurs.
Bien sûr, quand on réfléchit tant soit peu aux épreuves de nos parents qui ont connu l’occupation nazie, et surtout s’ils étaient Juifs, notre « mélancolie » est toute relative. Pourtant le caractère mondial de la pandémie, la difficulté des scientifiques à caractériser ce virus et surtout à le soigner et à enrayer son expansion, ses effets manifestes sur l’économie planétaire, font souci.
Nous avons, en Israël, d’autres raisons supplémentaires d’inquiétudes. En effet, alors que lors de la première vague tout le monde s’accorde à reconnaître que la gestion de la crise par le gouvernement de transition, et singulièrement de M. Netanyahou, a été remarquable par sa rapidité et son efficacité, limitant considérablement le nombre des décès par rapport à des pays de population comparable comme la Belgique et l’Autriche, il semble que le gouvernement d’union constitué pour combattre le fléau ait beaucoup plus de mal à gérer la seconde vague.
D’abord parce que la crise s’inscrit désormais dans la durée, provoquant une vague de chômage sans précédent, surtout chez les jeunes familles, les indépendants et certains secteurs spécifiques comme le tourisme, les transports et la restauration. Ensuite parce que la gauche israélienne entend exploiter à fond la crise et la mise en cause judiciaire du Premier Ministre concomitante, dont l’inspiration politique est assez claire, pour tenter de lui donner le coup de grâce.
Or le nombre et la violence des manifestations de la semaine passée sont le signe d’une immaturité affligeante d’une certaine population manipulée par la Gauche : aucun gouvernement, et certainement pas celui d’Israël, n’est responsable de cette pandémie mondiale ! Il est immensément difficile de gérer l’équilibre entre le maintien de l’activité et la limitation de la contagion. Cela doit être fait au jour le jour. Il faut être idiot ou de mauvaise foi pour ne pas le comprendre.
La presse occidentale, comme par hasard, était incroyablement muette sur les succès d’Israël lors de la première vague, mais soudain est très prolixe sur les difficultés actuelles d’Israël, se réjouissant d’une bonne raison de discréditer M. Netanyahou.
Il suffit de comparer le nombre de victimes du Covid 19 en France par exemple et en Israël pour comprendre que, rapporté au chiffres des populations, Israël a, même aujourd’hui, environ dix fois moins de décès. Un peu de modération dans le déchaînement contre Netanyahou ne nuirait pas.
Léon Rozenbaum

De Versailles à Jérusalem

Il ne s’agit pas seulement du destin particulier de l’auteur de ces lignes qui a grandi à Versailles et a vécu sa vie d’homme à Jérusalem, mais bien du projet historique de David et Salomon, réassumé à chaque génération du Peuple d’Israël, de restituer à sa capitale son statut futur de ville royale. Chacun sait en Israël que le Roi-Messie y résidera puisque « De Sion sortira la Loi et la Parole d’Ha.chem de Jérusalem »(Isaïe 2,3).
Le Versailles de Louis le quatorzième était un projet immense non seulement par la taille gigantesque à l’échelle du 17ème siècle, des trois avenues qui convergent sur la Place d’Armes, face au Château, du grand canal qui s’étend à perte de vue depuis la galerie des glaces, mais aussi en termes d’ambition architecturale, artistique et politique.

The Corona’s Plague

The Corona’s plague sets in and begins to undermine our most ingrained certainties.
Our confidence in « progress » first. Modern medicine has worked so many miracles for decades that the surprise at the scale of this pandemic leaves us stunned. And even more the lack of predictable solutions: no vaccine, no truly effective and verified treatment.

Analyse de Bat Ye’or : La palestinisation de l’UNESCO

En janvier 1981, le Sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) tenu à la Mecque déclarait : «la Palestine doit être considérée comme la question prépondérante au sein des nations musulmanes». Depuis lors, l’Europe s’est hâtée d’adopter cette perspective et de palestiniser ses domaines sociaux, culturels et par-dessus tout politiques.
Pendant trois décennies, l’Europe obéit de manière servile à l’OCI. Elle a ainsi efficacement créé un problème qui la ronge et la détruit. L’Union Européenne a fait de la Palestine l’axe de sa politique, la transformant en un symbole de paix et d’harmonie universelle dans un monde qui aurait méconnu la notion même de justice avant son avènement. Le seul obstacle à cet Eden est le machiavélique Israël, oppresseur et usurpateur d’une Palestine, victime à la fois pure et pacifique, symbole de la justice universelle à venir.

Lettre ouverte à M. Marc Perrin de Brichambaut, juge à la Cour Pénale Internationale

M. le Juge, si je prends l’initiative de ce courrier, à la veille d’une importante décision qui doit être prise prochainement dans le cadre de votre juridiction et pour laquelle vous avez été commis, relative à la reconnaissance ou non par la Cour de sa compétence dans le cadre d’un dossier présenté par l’Autorité Palestinienne née des Accords d’Oslo, c’est en raison d’un sentiment d’urgence et de crainte que j’éprouve face aux conséquences désastreuses qui résulteraient si une telle compétence devait être retenue.