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Le Gush Etzion vu de Jérusalem

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Jérusalem

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Désert de Judée

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Manitou l’E.I. Témoignage de Léon Rozenbaum (Sphinx)

Manitou est de la génération de mes parents et j’ai aujourd’hui 75 ans. Nous n’avons pas pu être ni louveteaux ni éclaireurs ensemble. Notre identité EI commune ne provient pas de souvenirs de randonnées ni de descentes de rivières.
Et pourtant, je vais essayer de mettre en lumière, dans ce témoignage, qui, bien sûr, parle de mon histoire, que notre appartenance au Mouvement a bien été présente toujours en filigrane dans toutes les actions réalisées en commun.

L’ENFANCE EI
Dire que j’ai entendu parler de Manitou pendant mon séjour aux Louveteaux, puis aux Eclaireurs des E.I., dans les années 50 et le début des années 60 du siècle précédent, serait exagéré.
Bien sûr, l’on prononçait alors avec respect des noms un peu mystérieux comme « Castor », « Pivert », »Manitou », « Chameau » etc.., qui faisaient figure de personnages de légende.
Lors de mon premier voyage en Israël en 1964, qui était une importante délégation d’E.I. d’âge adolescent, nous avions rencontré un nombre considérable d’anciens E.I, établis en Israël et le nom de « Manitou « était souvent cité.
L’aspect légendaire de tous ces personnages était pour moi encore renforcé par le fait que mon père Shlomo-Simon Rozenbaum ז »ל (dit aux E.I. « Jumeau ») avait été avec son frère jumeau Léon, louveteau aux E.I. dans les années 30, puis Éclaireur puis cadre et militant dans la Sixieme.

מה מצבה האמתי של ישראל?

מבוא
קשה מאוד להעריך את מצבה האמתי של מדינת ישראל בסוף שנת 2022, עד כדי כך שההערכות השונות ביותר יכולות להתבסס באופן לגיטימי על עובדות מוכחות. הכול תלוי בפסימיות או באופטימיות של המתבונן. מכיוון שנושא זה מעורר לעתים קרובות תשוקות בתוך העם היהודי, כמו גם מחוצה לו, ייתכן שיהיה זה מועיל לנסות הערכה מנומקת שעשויה לסייע בהבנת הבעיות.

Quelle est la situation véritable d’Israël ?

Introduction
Il est très difficile d’apprécier la situation véritable de l’Etat d’Israël en cette fin d’année 2022, au point que les évaluations les plus divergentes peuvent légitimement se fonder sur des faits avérés. Tout dépend du pessimisme ou de l’optimisme de l’observateur. Comme ce sujet déchaîne souvent les passions à l’intérieur du Peuple Juif, comme à l’extérieur, il peut s’avérer utile de tenter un bilan raisonné qui aidera peut-être à la compréhension des problèmes.

I) Le Passif

La Crise institutionnelle

La crise institutionnelle qui est le résultat des divisions de l’opinion mais aussi des choix anciens d’une représentation proportionnelle des différents segments de la population, n’est pas achevée après trois années, et l’incertitude demeure sur le point de savoir si la prochaine élection parviendra à la constitution d’une majorité suffisante à la Knesset pour permettre un Gouvernement stable et efficace. Rappelons toutefois que l’Etat, ses Ministères, ses Hauts-fonctionnaires, ses forces armées, ses forces de police, ses écoles, ses universités etc. fonctionnent normalement dans le cadre d’un Gouvernement de transition et que la vie économique se poursuit et même progresse. Il convient donc de ne pas exagérer l’impact de la crise politique.

L’Iran

Les dangers extérieurs continuent de peser d’un poids considérable sur le mental des citoyens. En effet, il n’existe aucun autre Etat au monde à qui une puissance étrangère importante, peuplée de près de 90 millions d’habitants, possédant un territoire très vaste et une technologie en progrès constants, l’Iran des Ayatollahs, promet quotidiennement sa destruction prochaine, ce que l’Iran fait à l’égard d’Israël.
En outre, l’Iran agit concrètement dans ce sens en organisant tout autour d’Israël, au Liban, au Yémen et en Syrie, des troupes armées équipées de missiles de plus en plus précis et finance largement des activités terroristes dirigées contre les citoyens d’Israël et les Juifs dans le monde.
De plus, cet Etat affiche ouvertement ses intentions obsessives de posséder au plus vite l’arme atomique, point sur lequel l’Iran a réussi à duper gravement les Occidentaux en affinant ses matières fissiles clandestinement en violation de ses engagements les plus formels.

Les Arabes palestiniens
L’ambiguïté et le danger de conflit aigu avec les Arabes palestiniens ne sont pas levés non plus et posent un problème lancinant. Théoriquement et sur le papier, les Accords d’Oslo de 1993 ont jeté les bases théoriques d’un arrangement entre les parties et chacune a déclaré vouloir se reconnaître réciproquement et régler les différends par des voies pacifiques.
Sur cette base, Israël a permis la constitution d’une « Autorité Palestinienne » supposée gérer une large Autonomie des populations arabes en Judée, en Samarie et à Gaza, la souveraineté sur tout le territoire entre le Jourdain et la mer, environ 60 km de large, étant conservée par l’Etat d’Israël, qui en a un besoin existentiel face aux agressions extérieures.
En outre cette souveraineté juive sur sa patrie historique résulte de ses droits immémoriaux sanctionnés par un acte international approuvé à Sanremo par la Société des Nations à l’issue de la première guerre mondiale et contresigné par les principales puissances. Pour cette raison, la fable de l’ »occupation » par Israël de la Judée, de la Samarie et de Gaza est de pure propagande et ne tient pas en termes de droit international public.
Les manipulations arabes et britanniques avec la création artificielle de la Jordanie en 1946 ont privé les Juifs des 3/5 de leur territoire. Israël a entériné ce développement en signant la paix avec le Royaume Hachémite, mais cela ne remet pas en cause ses droits sur la Palestine occidentale qui avait été, presque en totalité, occupée illégalement en 1948 par la Jordanie et par l’Egypte pour ce qui concerne la région de Gaza.
Concrètement, Arafat et son successeur ont absolument tout fait pour vider de son sens la tentative de stabilisation convenue à Oslo, en lançant à plusieurs reprises des attaques meurtrières contre les citoyens Israéliens innocents, et encourageant dans l’intervalle un terrorisme endémique contre hommes, femmes et enfants Juifs et en maintenant un climat de haine antijuive forcenée parmi les populations dont ils ont la charge.
Pire, l’Autorité Palestinienne est devenue très vite le foyer d’antisémitisme mondial le plus actif répandant dans les médias mondiaux les pires calomnies, reprenant les thèmes éculés des haines tsaristes, soviétiques et médiévales contre Israël et les Juifs, jusqu’à l’absurde (accusation d’inoculer La maladie de la vache folle aux enfants Palestiniens, de provoquer artificiellement des tremblements de terre,-voir Al Hayat Al Ddjadida organe officiel de l’A.P.-etc…). Cela n’a pas cessé un seul instant jusqu’à ce jour.
De plus, deux organisations extrémistes, le Hamas et le Djihad Islamique, qui refusent toute espèce de coopération, d’entente ou de reconnaissance avec Israël soufflent sur les braises de la haine et de la terreur et avec le soutien de l’Iran, occupent la région de Gaza où ils soumettent la population à un régime de type fasciste, et lancent régulièrement des attaques aux missiles contre les villes d’Israël. Celles-ci sont contrées difficilement et chèrement par le « dôme de fer », une arme antimissile unique au monde, mise au point par Israël.

L’opération “Aurore” ou le commencement du retour à la souveraineté

Il est toujours surprenant de constater l’invraisemblable mauvaise foi dont les Nations gratifient les Juifs et surtout l’Etat d’Israël fruit de l’effort millénaire de résurgence de la souveraineté juive.
Cela se vérifie à chaque nouvel assaut contre Israël, la propagande arabe la plus extrémiste étant toujours répercutée fidèlement par la presse occidentale et l’information israélienne systématiquement mise en doute. A l’occasion de l’opération « Aurore », ce penchant a été une fois de plus vérifié, même en présence de preuves formelles présentées par Israël.
Qu’il s’agisse de l’organisation du Fatah, en principe tenue par les « Accords d’Oslo » de substituer le dialogue avec les Juifs à la violence, ou du Hamas, organisation terroriste, reconnue comme telle tant par l’Union Européenne que par les USA, dont le but avoué est l’éradication d’Israël, ou encore du « Djihad Islamique », les Arabes palestiniens, ont pour habitude de rendre publiques des images d’enfants ensanglantés pour accuser l’Etat Hébreu de « crimes de guerre ».
Sauf que, le plus souvent, il s’agit de faux. Parfois ils utilisent des images provenant d’autres conflits dans le monde, ou parfois, comme lors de l’Opération « Aurore », il s’agit d’enfants victimes de lancement de roquettes vers Israël retombées par accident sur leur propre population.

Faith Option

Unfortunately, Jews are all too familiar with being in crises situations. There are hardly any Jews alive to this day, who are not survivors, in one way or another. This is not just about the major drama of the twentieth century, the Holocaust, the selective mass slaughter in civilized Europe of a third of the Jewish people.
A closer look at Jewish destiny reveals an almost uninterrupted historical chain of dramas, massacres, wars, rapes, flight, expropriation, theft, destruction, expulsions and others. The peaceful life of the Jews is the exception. Almost all the families of the People of Israel retain the memory of tragedies. However, this is precisely because those who have remained in the fold of this People, in the final analysis, have remained linked to the Jewish faith, or have rediscovered it, that they do not indulge in a victim posture.
They are moving forward in the Diaspora as well as in Israel. They have remained faithful, and their fundamental texts are proof of this, not only to the divine uniqueness but also to their country, their historical homeland, the Land of Israel, conquered, destroyed, severely depopulated and then colonized by the enemy two thousand years ago.

Est-ce qu’être “identitaire” c’est être d’ »extrême-droite » ?

En tant qu’Israélien né en France, et binational, je n’ai pas pu voter pour Zemmour, parce qu’il faut un minimum de logique dans la vie. Tout mon effort privé et public a consisté et consiste à convaincre le plus grand nombre possible de Juifs de l’Exil, en plus de moi-même et de ma famille, à faire retour à la Terre d’Israël.
Oui, dans les catégories de la pensée juive, depuis la destruction du Royaume de Judée par Rome et la grande dispersion, la Diaspora, les Juifs ont vécu en Exil pendant 1900 ans.
Le rétablissement de la souveraineté juive au Pays d’Israël, il a 74 ans, a changé le sens de l’Histoire juive. Les stratégies de survie qui consistaient notamment à être « judéo-quelqu’un d’autre » selon l’expression familière du Rav Askenazi זצ »ל (Manitou), sont dépassées. Remarquons pourtant que les Juifs en exil se sont toujours vécus comme une minorité et se sont pliés aux habitudes des contrées où ils demeuraient, en acquérant très profondément l’esprit et la langue du lieu, sans prétention à imposer leurs vues à leur entourage.
Désormais, les Juifs peuvent redevenir Hébreux dans leur Patrie historique et une bonne moitié d’entre eux l’ont fait ou le font. D’autres le feront encore. C’est cela être Israélien et c’est un devoir de conscience et de foi, comme en témoignent tous nos textes fondateurs et les écrits de nos sages à travers les âges. Le statut d’ »Israélite français », résultat de l’assimilationisme napoléonien, par exemple, n’est qu’un succédané de l’identité juive authentique qui tend vers le Retour à l’Hébraïsme.

Déstabilisation

Le maître-mot des temps que nous vivons est bien celui de déstabilisation. D’une part, L’attaque massive de la Russie contre l’Ukraine avec pour objectif avoué de phagocyter ce pays européen plus vaste que la France, remet en cause bien des postulats politiques et sécuritaires.
En second lieu, près de trois années d’une pandémie mondiale sans réel précédent surtout par ses effets économiques et psychologiques et sur la mortalité des personnes âgées, questionne nos orgueilleuses certitudes sur les avancées de la médecine et même de la science en général.
Ajoutons l’accès évité de justesse à la présidence de la république en France par un parti originaire de l’extrême droite (même si il a quelque peu évolué), avec tous les effets potentiels d’une telle évolution et ses significations sur l’état véritable de ce grand pays européen.
Enfin, la réunion sans précédent en Israël des ministres des affaires étrangères des principaux pays arabes pour donner corps concrètement aux « Accords d’Abraham », promesse d’une stabilisation tant attendue au Proche-Orient, aussitôt mise en question par des troubles orchestrés du Hamas sur le Mont du Temple. Sans compter la poursuite d’un terrorisme ignoble contre la vie d’Israéliens innocents. La presse occidentale n’hésitant pas, une fois de plus, à se rendre complice des « fake news » diffusées par les extrémistes arabes.

Option de foi

Les Juifs sont hélas trop familiers des situations de crise. Il n’est guère de Juifs vivants à ce jour qui ne soient, d’une manière ou d’une autre, des rescapés. Et il ne s’agit pas seulement du drame majeur du vingtième siècle, la Shoah, le massacre sélectif de masse en Europe civilisée d’un tiers du Peuple Juif.
Un examen plus attentif de la destinée juive révèle un enchaînement historique, presque ininterrompu de drames, massacres, guerres, viols, fuites, expropriations, vols, destructions, expulsions et autres. C’est la vie paisible des Juifs qui est l’exception. Presque toutes les familles du Peuple d’Israël conservent le souvenir de drames. Mais c’est justement parce que ceux qui sont demeurés dans le giron de ce Peuple, en dernière analyse, sont restés liés à la foi juive, ou l’ont redécouverte, qu’ils ne se complaisent pas dans une posture victimaire.
Ils vont de l’avant en Diaspora comme en Israël. Ils sont restés fidèles, et leurs textes fondamentaux en font foi, non seulement à l’unicité divine mais aussi à leur pays, leur patrie historique, la Terre d’Israël, conquise, détruite, gravement dépeuplée puis colonisée par l’ennemi, il y a deux mille ans.

L’engrenage ?

Il semble de plus en plus que le déclenchement de l’attaque de l’armée russe contre l’Ukraine ne soit pas le résultat d’une politique murement réfléchie par la direction d’une grande puissance mondiale, en vue d’une stratégie bien établie, ayant bien pesé après réflexion et évaluations la conduite des affaires, mais bien un mouvement d’humeur d’un dictateur craint de tous ceux qui l’entourent au point de ne pouvoir lui suggérer autre chose que ce qu’il veuille entendre. L’enfermement dans une certaine « conception » vous rendant sourd et aveugle à tout ce qui la contredirait, est la recette certaine vers des catastrophes.
C’est là le piège classique de tous les « souverains éclairés » qui soudain ou progressivement cessent de l’être, en devenant despotes.
Il est certain que Wladimir Putin n’avait pas tablé sur un embourbement de sa puissante armée de terre pendant un mois face à une farouche résistance. Il est certain que le Président russe n’avait pas escompté une résilience active de l’armée de l’air ukrainienne ni un véritable soulèvement populaire contre son armée de la part du berceau de la RUS, ni les capacités manœuvrières du Président ukrainien, ancien acteur rompu aux exercices médiatiques, qui s’est avéré capable de galvaniser son peuple.

Amnesty: The Goebbels Method

The similarity between Nazi anti-Semitic propaganda films based on a revolutionary mastery of audio-visual from the thirties of the previous century and Amnesty’s current global campaign claiming to accuse the State of Israel of « apartheid » because of its very existence is absolutely striking.
This new campaign consists of a series of montages, pretenses, sophistries, deceptions by omission in each chapter, which mixes with a perverse art very little truth with a lot of lies. The goal is very clearly the will to harm.
Apartheid was the hateful racist system established in South Africa, until about a quarter of a century ago, from systematic discrimination between whites and blacks to the tiniest details of everyday life: separate entrances to shops, separate hospitals, separate transport etc., blacks were dramatically deprived of their basic rights.
Amnesty has chosen to invent, by manipulating reality and words, a definition of the term « apartheid » that could be applied, in deception, to the effort of the people of Israel to make their sovereign state exist, against all odds, in its Historical Homeland.