IRRESPONSABILITÉ

Trop d’Israéliens sans conscience historique, ignorent la virulence des démons antijuifs qui ribotent dans l’inconscient collectif de l’Occident et du monde musulman.
En période de crise, de tels préjugés enflent, et inspirent une haine tenace irrationnelle surtout contre l’Etat juif souverain. De ce fait, un nombre considérable d’Israéliens interprètent mal leur situation objective dans le monde et celle de leur pays.
Si les Israéliens « cartésiens » ont une mission particulière en ce moment (Août 2020), c’est celle de tirer la sonnette d’alarme face à l’irresponsabilité qui s’étale dans nos médias et jusque sur les bancs du Gouvernement et de la Knesset.
Le monde vit une pandémie sans précédent depuis cinq mois. Ses effets, surtout économiques, sont, pour diverses raisons, probablement beaucoup plus graves et durables que ceux de la grippe espagnole d’il y a un siècle. Les pays les plus riches et les plus développés ne sont pas les moins atteints, au contraire. Le virus en question reste mystérieux, ses effets, sa résistance, le traitement contre lui sont incertains et discutés. Dans le meilleur des cas, un vaccin ne sera vraiment disponible que dans plusieurs mois. Des centaines de milliers de personnes sont atteintes et l’on enregistre des dizaines de milliers de décès du fait de cette maladie. Tout se passe comme si après une première vague qui semblait avoir été jugulée dans certains pays, une seconde vague plus puissante déferle un peu partout.

En Israël, après une crise politique artificielle, essentiellement produite par une gauche caviar furieuse d’avoir été longtemps écartée du pouvoir, et est prête à toutes les manœuvres pour le récupérer, un gouvernement d’union a été constitué par les plus réalistes, pour affronter le corona.

Et c’est précisément dans ce contexte impossible, que des gens « bien intentionnés » organisent une série de manifestations de rues de plus en plus violentes, au financement occulte et très visiblement venu de l’étranger, contre le Premier Ministre.

Il est vrai que M. Netanyahou se trouve sous le coup de trois accusations portées contre lui par la hiérarchie judiciaire. Or la question de compatibilité du maintien dans ses fonctions de Premier Ministre et l’existence de ces trois accusations et d’un procès en cours a été tranchée par l’autorité judiciaire elle-même par application de la loi : la présomption d’innocence est un principe irréfragable et jusqu’au prononcé éventuel d’une condamnation définitive, rien n’interdit au Premier Ministre de poursuivre sa mission.

Or force est de reconnaître que durant la première phase du corona en Israël, M. Netanyahou et son équipe, a, une nouvelle fois, fait preuve d’une maîtrise de la situation au point de réussir à limiter exceptionnellement le nombre des décès du fait du corona, en proportion par rapport à pratiquement tout autre Etat dans le monde (pour l’instant moins de six cent personnes).

Bien qu’Israël soit sorti trop vite du carcan des restrictions à la circulation, même aujourd’hui, lors de la seconde vague, le chiffre des décès -toujours trop élevé- reste très limité en comparaison avec les pays les plus avancés.

Il ne fait pas de doute que les manifestations sont orchestrées et que la plupart des médias amplifient considérablement une atmosphère présentée comme quasi-insurrectionnelle.

Or, l’ère Netanyahou qui a débuté il y a une dizaine d’années, a été manifestement l’occasion d’un bond en avant pour l’Etat d’Israël. Stabilité politique et économique, développement considérable des infrastructures, usage limité de la force militaire dans un environnement féroce, transcroissance diplomatique vers des zones variées du globe, progrès technologiques notables des moyens de défense, plein emploi, respect de la personnalité historique du Peuple d’Israël, ont été les marques incontestables d’un succès.

Lorsque la pandémie frappe, avec tous ses effets négatifs pour le monde entier, clouer Netanyahou au pilori est une inconséquence coupable.

L’on est en droit de se demander, alors qu’une bonne moitié au moins du peuple qui réside à Sion continue de soutenir Netanyahou, jusqu’où l’irresponsabilité haineuse pourra conduire ceux qui rêvent d’aligner la patrie juive sur l’idéologie post-moderne suicidaire d’une Europe à la dérive.

Léon Rozenbaum

 

 

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