Il faut une dose de mauvaise foi considérable pour faire semblant de croire que cette affirmation mettrait en péril les droits des minorités en Israël quand on constate à la fois les garanties qui leurs sont accordées en droit et dans les faits dans l’appareil politique de l’Etat et la jurisprudence de la Cour Suprême qui souvent discrimine en leur faveur, que parfois les abus manifestes de certaines de ces minorités dans leur identification aux actions terroristes ennemies voire à la trahison pure et simple, avérée, par la transmission à l’ennemi de renseignements secrets, de certains membres du parlement.
Si l’on compare en toute objectivité le statut concret des minorités en Israël avec celui des minorités en Europe et aux Etats-Unis il est certain que la balance penche en faveur d’Israël.
En effet, nulle part ailleurs, les minorités qui constituent 20% de la population, vivent à la fois dans leurs propres villages, leur propre environnement social et dans la société globale où ils sont médecins, avocats, entrepreneurs, employés, agriculteurs etc… en interaction permanente avec les Juifs. Nul n’ignore que nombre de citoyens appartenant aux minorités estiment relever d’une autre légitimité que celle du Retour à Sion des Juifs après 1900 ans d’exil. Cependant comme ils ne sont pas relégués dans des cités dortoir, ni exclus des emplois du fait de leur appartenance comme si souvent en Europe, comme les questions de statut personnel sont réglées en Israël, en vertu de la loi, par leurs tribunaux communautaires, Ils s’éprouvent, le plus souvent, beaucoup mieux qu’en Occident.
Dans ces conditions, quand le représentant de l’U.E. qui viole allégrement ses engagements de garantir les accords d’Oslo en finançant des centaines de constructions arabes illégales dans la zone C de Judée-Samarie, fixée dans cet acte sous juridiction exclusive israélienne, quand elle finance directement le terrorisme, entre autres, en payant une rente aux familles des terroristes neutralisés, quand elle multiplie les campagnes haineuses contre Israël partout en Europe, quand elle ferme les yeux sur l’intense développement de l’antisémitisme dans ses murs, prétend donner à Israël des leçons de démocratie, il dévoile en réalité en fin de compte, un penchant morbide récurrent de l’Occident: le refus de la souveraineté juive dans son pays.
Le Peuple Juif serait le seul à ne pas pouvoir affirmer simplement qu’il a droit à son Etat-Nation souverain? Tout ce que les Nations européennes se sont reconnues à elles-mêmes, parfois depuis des siècles, nous serait refusé, à nous justement, qui avons affirmé ce droit pendant tant de siècles d’exil de discriminations et de souffrances!
L’on voudrait nous juger à l’aune de critères post-modernes que nous n’acceptons pas. Quand on a honte d’être une nation et que l’on voudrait bâtir une humanité indifférenciée (sans être capable de le faire soi-même) en retombant dans les errements de Babel, on l’exigerait d’Israël… Il y a maldonne! Que certains Israéliens soient complices de cette paranoïa n’est pas surprenant: La « Selbsthass » si caractéristique des identités en perdition frappe aussi chez nous.
Léon ROZENBAUM
Bonjour et merci Maître de m’avoir permis d’avoir un « autre regard » sur cet important sujet.
Je suis heureux de vous lire dès la parution de l’un de vos textes, qui paraissent, ici ou là.
Cordialement.
Serge Kalifa
Grand merci de vos explications
Elles sont excellentes et étaient juste nécessaires !