Canicules
Notre monde commence à bouillir. Ce fait est de moins en moins discutable. Pourtant, rien ne prouve vraiment que le réchauffement soit essentiellement et encore moins exclusivement le résultat de l’action humaine, puisque les scientifiques rigoureux s’accordent à dire que bien d’autres facteurs peuvent entrer en jeu. Les prudents savent qu’il ne faut jurer de rien, surtout quand des intérêts économiques et politiques considérables sont désormais à la clé.
Cependant le doute sur la responsabilité des hommes dans la crise climatique et les prédictions catastrophiques pour les années qui viennent continuent de nous hanter. Les gaz à effet de serre, l’intense circulation aérienne, la pollution généralisée depuis la « révolution industrielle », la déforestation, ont-ils plus de poids que le rayonnement solaire changeant ou que les poussières émises par les volcans ou d’autres phénomènes sur lesquels l’homme ne peut rien ? Les calottes glaciaires polaires, le permafrost, la Sibérie, le Groenland, les glaciers alpins fondent. La mer monte un peu partout, et l’eau douce se raréfie.