Pourquoi Kobili Traore, l’assassin avéré de Sarah Halimi, doit-il être jugé en Israël ?Par Léon Rozenbaum*

30 mai 2021 Léon Rozenbaum 1

Le code pénal israélien (Hok Hahonshin) prévoit dans son article 13 (B) (2) Amendement No 39, 5754-1994, que le droit pénal israélien s’applique à « des infractions commises à l’étranger contre la vie d’un Juif, son intégrité physique, sa santé, ou son patrimoine, en raison du fait qu’il est Juif ».
Il s’agit d’une dérogation au principe de territorialité de la compétence des tribunaux israéliens. Ceux-ci sont normalement conduits à juger des crimes et des délits uniquement sur le territoire national. La justification de cet état de fait et de droit est à rechercher dans la longue Histoire du Peuple d’Israël. L’Etat national du Peuple Juif garde en effet, une mémoire vivace de la nuit de l’exil durant laquelle, beaucoup trop souvent, les infractions contre les Juifs restaient impunies, y compris les crimes les plus sanglants.
Cela doit cesser définitivement avec la restauration de la souveraineté juive dans son Pays. Il faut donc, dans les cas où un tel crime même commis en dehors d’Israël demeure impuni dans des conditions suspectes, instituer une compétence subsidiaire au profit des tribunaux d’Israël, à l’instar de la compétence de la Cour Pénale internationale, face à des systèmes judiciaires déficients.

Les mensonges de « France-Infos »

11 mai 2021 Léon Rozenbaum 2

A chaque nouvel affrontement délibéré du Hamas contre Israël, le même phénomène d’inféodation de la presse française au « narratif » arabe, sous la houlette de l’Agence France-Presse, se vérifie et s’intensifie.
Tombé par hasard sur une dépêche de « France-Infos », l’auteur de ces lignes n’a pu que constater le degré de perversité de la manipulation de l’information au détriment d’Israël, mais surtout au détriment de la vérité.
Le plus frappant est de constater que la technique, déjà ancienne, d‘exposer à propos d’Israël une demi-vérité en « oubliant » la cause première, ce qui constitue un vrai mensonge, porte de plus en plus atteinte à la France elle-même, face à la montée de l’Islam sur son sol.
Ainsi, le développement de ladite dépêche sur le prétendu sort de quelques familles arabes du quartier dénommé en Arabe « Sheikh Jarrah » et en Hébreu « Shimon Hatsadik » (puisqu’y est érigé le tombeau d’un grand-prêtre révéré par le Talmud) qui seraient menacées d’ »expulsion » de propriétés qu’elles occuperaient « depuis des siècles » fait l’impasse absolue sur la vérité.
Ces immeubles et ces terrains sont la propriété régulièrement inscrite au cadastre de familles juives qui en ont été dépossédées illégalement en 1948 après l’invasion jordanienne de la partie est de Jérusalem. Un minimum d’honnêteté intellectuelle consisterait à vérifier ces données pour apprendre qu’une procédure judiciaire est en cours et qu’effectivement il n’est pas exclu que le Tribunal fasse droit à la demande des légitimes propriétaires de recouvrer leurs biens.