Un scandale, un déni de droit et une menace sur nous tous : Mandats d’amener en France contre Me Naouri et Mme Touitou

Nous avons appris avec stupéfaction, il y a quelques semaines, que certains éléments de la justice française aient pu tomber si bas que de prétendre sanctionner pénalement des militantes Franco-Israéliennes de la liberté et de la vérité, pour avoir osé protester contre la livraison à l’ennemi de denrées et de carburant soutenant son effort de guerre, au nom d’une logique « humanitaire » frelatée, alors qu’il continuait à projeter des missiles sur nos civils et à détenir dans des souterrains des citoyens israéliens enlevés de chez eux depuis des mois, maltraités et affamés et que 164,000 Israéliens étaient chassés de leur domicile proche des frontières, par crainte de nouveaux massacres.
L’on ne peut pas aller plus loin dans la mauvaise foi, le mensonge, la négation du droit et la volonté de nuire.

L’attaque traitresse du 7 octobre 2023 contre les paisibles citoyens d’Israël, Juifs et Arabes, du Néguev occidental, les assassinats massifs d’hommes, femmes et enfants avec acharnement sur les corps vivants ou morts, les viols et sévices sexuels, par ordre des officiels terroristes, n’est que la suite du génocide continué sans interruption depuis le rétablissement de la souveraineté juive au Pays d’Israël. L’ouvrage récent « le livre noir du Palestinisme » en donne une illustration éclatante (1).

Ce n’est pas un hasard si l’oncle d’Arafat, Al Husseini, le trop fameux « grand » Mufti de Jérusalem a rencontré en 1942 Adolphe Hitler à Berlin pour discuter avec lui du massacre des Juifs en Europe et dans la Palestine du Mandat britannique, génocide des Juifs d’Europe qui lui, eut bien lieu. (Celui des Juifs de la Palestine a été empêché par l’arrêt de Rommel par les forces alliées, dont la Légion Juive, in extremis, à El Alamein).

Le « Palestinisme », idéologie perverse à volonté génocidaire du Peuple Juif avouée et affichée, se trouve en parenté étroite avec le nazisme. Les milliers d’exemplaires de « Mein Kampf » d’Hitler, trouvés dans les maisons « civiles » de Gaza par nos soldats, disent expressément l’actualité de cette constatation, avec une multitude d’autres signes. La boucle est bouclée désormais, le slogan : « La Palestine du fleuve à la mer » signifiant la volonté d’effacer Israël et les Juifs, hurlé dans la haine partout en Occident et en terre d’Islam, rejoignant dans l’horreur et l’effondrement moral, celui des nazis : « Die Juden sind unser Unglük » (les Juifs sont notre malheur), incitation au meurtre collectif d’un seul peuple, toujours le même.

La convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide n’est pas née de rien. Son inspirateur et principal rédacteur, Raphaël Lemkin, juriste Juif Américain a voulu faire en sorte que le massacre des Juifs européens ne puisse être recommencé contre les Juifs ou contre tout autre peuple. En 1948 l’institution de l’organisation des Nations-Unies avec une prise en compte plus réaliste des différences de puissance et de responsabilité entre les Etats, pouvait laisser croire que s’ouvrait une nouvelle ère de préservation de la paix mais aussi de défense des peuples les plus déshérités et abandonnés par les Etats et les organisations internationales comme le furent les Juifs durant le premier massacre sélectif de masse de l’Histoire. Nous savons aujourd’hui que ces espérances ont été déçues et sont désormais foulées au pieds par les différentes agences spécialisées de l’O.N.U. elles-mêmes.

Les Juifs dénomment ce drame sans comparaison, « la Shoah » (et non l’« Holocauste » qui représenterait un sacrifice volontaire !). C’est à son propos qu’a été inventé le concept de « génocide ». Il fut perpétré par les nazis et de nombreux collaborateurs dans les nations d’Europe, généralement dans une grande indifférence des responsables politiques et des autorités morales, notamment papales, à de notables exceptions.

Nous avons désormais bien compris que la civilisation occidentale d’une façon générale, et européenne en particulier, ne parvient pas à assumer ses responsabilités collectives dans cet événement et cherche tous les faux-semblants et justificatifs possibles pour se défiler. Il lui a fallu plus d’un demi-siècle pour instituer une manière de reconnaissance sous forme de « Mémoire de la Shoah » qui respecte les Juifs morts.

Mais elle fait l’impasse sur les enfants et petits-enfants des victimes, les Juifs vivants. Les ambiguïtés de leur comportement face à l’Etat Juif souverain, surtout lorsqu’il se défend, contraint et forcé, par les armes, montrent que rien n’est réglé.

Tout aura été essayé pour tenter de se libérer de cette charge morale insupportable, y compris les mensonges et les invraisemblances les plus grossiers. L’on est passé d’une tentative de limiter le nombre des victimes juives en 1939-1945, au négationnisme intégral. Mais désormais l’on trouve plus séduisant de taxer la légitime défense du pays des Juifs attaqué sauvagement, attaque relayée et amplifiée immédiatement sur sept fronts menaçants, de « génocide » de l’ennemi terroriste.

Au moment même où l’Iran des Ayatollahs où une horloge de Téhéran compte les heures avant la « destruction d’Israël », tue en deux jours 30,000 de ses citoyens protestant contre un régime étouffant, dans un silence occidental assourdissant, les puissances européennes, leurs parlementaires et leur presse, relaient les chiffres non fiables de victimes gazaouies d’un prétendu « Ministère de la santé » du Hamas qui est une pure officine de propagande.  Ces mêmes puissances européennes ont depuis longtemps qualifié officiellement, à juste titre, le Hamas d’»organisation terroriste». Mais voilà qu’elles préfèrent se fier à ses chiffres plutôt qu’à ceux de l’Etat libre et démocratique d’Israël.

Le Hamas annonce le chiffre de 24,686 victimes recensées auquel il vient d’ajouter 10,000 autres qu’il affirme non identifiables. Or tout au long de la guerre qu’il a initiée, il n’a pas cessé de falsifier les chiffres des terroristes éliminés en les présentant souvent comme des « enfants ». Il ne doit échapper à personne que d’une part, installer ses lance-missiles et lance-roquettes et ses quartiers-généraux sous les écoles, hôpitaux et lieux de culte en protégeant ses terroristes derrière les civils, faisait partie intégrante de sa stratégie avouée.  D’autre part, au moins un tiers de ses attaques au missile sont tombées dans Gaza même y faisant de nombreuses victimes. Les évaluations israéliennes considèrent que le nouveau chiffre de 10,000 supplémentaires est probablement exagéré.

Cela n’empêche pas le « grand spécialiste du Proche-Orient » Gilles Kepel, de diffuser à l’envi, le chiffre délirant de 70,000 morts gazaouis ! L’on est donc contraint de constater que la décision en « justice » de prononcer un mandat d’amener contre deux militantes franco-Israéliennes qui n’ont employé aucune violence, dont se rengorgent certains en évoquant stupidement une « première mondiale », s’inscrit dans un délire antisémite renouvelé à grande échelle d’une civilisation en perdition morale.

Que cela se passe en France, un pays où la plupart des 200,000 Franco-Israéliens sont nés et ont grandi et pour lequel ils avaient des sentiments réels et profonds, ne fait qu’exacerber leur peine et leur fureur.

Léon Rozenbaum

Avocat honoraire au barreau de Jérusalem de formation française

Notes :

  • Voir : « Le Livre Noir du Palestinisme » Itzhak Attia et André Darmon (-Editions Anaël) pour une analyse sans concessions des ressorts et de la permanence de l’intention génocidaire sous ses différents oripeaux.

 

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