Tout le monde connait les capacités des municipalités communistes autour de Paris à bourrer les urnes pour ne plus jamais perdre une ville conquise. Pour ceux qui ne succombent pas totalement à la magie du rêve américain, il est clair aussi qu’il y a des précédents à des consultations électorales américaines sujettes à caution. L’élection de Kennedy, entre autres, en est un, et son assassinat même participe des légitimes suspicions autour de sa victoire.
Mais lorsqu’il s’agit d’Israéliens, la satisfaction manifeste face à l’éviction de Trump peut être estimée comme tout simplement révoltante.
En effet, aucun chef de l’exécutif américain n’avait eu le courage, face à l’Occident et face à l’Islam de mettre fin au scandale du refus de la légitimité du lien millénaire entre Jérusalem et le Peuple d’Israël. Bien plus, les « Accords d’Abraham » qui sont largement l’œuvre de Donald Trump, ouvrent pour la première fois en cent ans, une perspective réelle d’un Proche-Orient pacifié ou, du moins, d’une coopération judéo-arabe active, y compris d’un arrangement réaliste entre Israël et les Arabes palestiniens.
Du point de vue des intérêts vitaux de l’Etat d’Israël et du Peuple Juif, le passage à la maison blanche d’un président américain peu conventionnel mais visionnaire demeurera un évènement majeur. Or, nous sommes un certain nombre à croire que l’Histoire Juive n’est pas un simple appendice de l’Histoire universelle, mais que son poids relatif y est bien plus déterminant.
Il est bien étrange que certains citoyens israéliens participent du lâche soulagement d’une gauche américaine de plus en plus vindicative dans ses exigences frelatées de « politiquement correct ». Ils ne mesurent pas à quel point cette ingratitude est suicidaire.
Quant aux Juifs américains si massivement pro-Biden, ils signent désormais le fait qu’ils quittent le navire de l’aventure historique et spirituelle de l’Histoire juive.
Léon Rozenbaum
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