Incertitudes

Certes, ce n’est pas la première pandémie. Les annales de l’humanité témoignent d’hécatombes effroyables, virales ou microbiennes. Il s’avère aussi que depuis le milieu du vingtième siècle et notamment, pas si loin de notre temps, en 1958 et en 1968, plusieurs milliers de personnes sont mortes, à chaque fois, de souches grippales particulièrement agressives y compris dans les pays occidentaux les plus développés.
Ces deux occurrences ont semble-t-il été largement occultées par les médias contemporains de ces événements, ou plutôt, été traitées avec nonchalance comme des développements de l’ordre de la force majeure qu’il conviendrait de traiter par le mépris, en dernière page des journaux, le décès des plus de 65 ans étant alors dans l’ordre des choses.

Cependant, ce n’est plus le cas en 2020, puisque la mobilisation est mondiale et maximale, même si elle se fait manifestement essentiellement à l’échelle de l’Etat-Nation que de si nombreux observateurs croyaient avoir déjà enterré.

Même s’il y a probablement beaucoup d’exagération à évoquer un « nouveau monde » pour parler de l' »après Corona », il n’est pas exclu que certaines leçons soient effectivement tirées de la situation actuelle.

 L’autonomie sanitaire et alimentaire des Etats seront dorénavant probablement considérées avec beaucoup plus de sérieux. Mais bien au-delà, l’impéritie des organisations régionales et internationales face au drame, a toutes les chances d’enrayer l’idéologie de la mondialisation.

L’Union Européenne surtout, avec ses aréopages, ses réseaux, ses obsessions euro-arabes et supranationales,  son mépris affiché des volontés populaires, est manifestement déjà entrée en agonie.  

Il apparaît de plus en plus clairement que les Etats qui avaient une vision claire de la souveraineté nationale ont réagi plus rapidement que les autres, fermé leurs frontières, conservé leurs masques, leur réactifs, leurs tests, ont institué le confinement très contraignant et ont eu beaucoup moins de morts que les autres, chacun en proportion de leur chiffre de population.

Chacun sait que, dans ce domaine, les bilans publiés par les Etats non démocratiques ne sont pas fiables et surtout, la pandémie étant loin d’être parvenue à son terme, il faudra attendre encore de nombreux mois avant de posséder une image véritable de son ampleur.

L’Etat d’Israël  qui est resté relativement épargné par la mondialisation (bien que trop dépendant, lui aussi, des fournitures chinoises) et pour des raisons historiques et géostratégiques évidentes n’a pas renoncé à la souveraineté nationale, s’en tire relativement bien face au Covid 19, la majeure partie de la population ayant largement et rapidement suivi les instructions des autorités. Le nombre de morts en Israël est, jusqu’à présent, très inférieur à celui de pays ayant un chiffre de population comparable comme l’Autriche, la Belgique ou la Suisse.

On ignore encore beaucoup trop de choses sur ce virus: pourquoi il s’attaque essentiellement aux personnes de plus de 60 ans et pourquoi cependant de nombreux jeunes et même des enfants, en bonne santé n’y ont pas survécu; s’il se transmet en gouttes nébulisées capables de persister plusieurs heures; s’il est le résultat d’un hasard naturel ou s’il est le fruit d’une manipulation en laboratoire malencontreusement ou malignement diffusée dans le public; s’il contient ou non certaines séquences géniques du SIDA introduites par la main de l’homme dans un but ignoré; s’il doit disparaitre avec la venue de l’été dans l’hémisphère nord, et bien d’autres questions encore.  

Force nous est d’observer que rien n’est réglé d’avance.  Nous, les sionistes, observons depuis des décennies la progression inexorable de l’antisémitisme et de la haine d’Israël en Occident suite surtout à la collusion Euro-arabe et les pressions de l’Organisation de la Communauté Islamique qui regroupe 56 Etats. L’influence de l’OCI, en plus de nuire à Israël, entraîne l’investissement de l’Europe par des populations musulmanes réfractaires à leur assimilation à l’ordre démocratique et s’inscrivant elles-mêmes dans une logique de domination à terme.  

Il faut s’attendre à ce que les bénéficiaires de la mondialisation ne se laissent pas faire, face à l’offensive prévisible du retour à la souveraineté nationale. L’idéologie mondialiste, entre autres, masque de l’offensive islamique en Occident, a implanté ses réseaux partout dans la « société civile » et comme elle a été capable de neutraliser la résistance des Européens face au terrorisme islamique, en leur faisant croire qu’ils étaient, avec Israël, les « vrais coupables », tout est encore possible. Il n’est pas certain que le choc de la pandémie soit suffisant pour opérer le vrai réveil indispensable.

Léon Rozenbaum

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