Un vrai réveil ?

L’ignoble attentat par lequel un « militant » islamiste, dans la France profonde, a froidement assassiné son employeur puis a accroché sa tête coupée à la clôture entourée d’étendards de l' »État Islamique » va–t-il changer quelque chose à l’atmosphère générale de dénigrement d’Israël et des Juifs dans la presse et la société française?

Peut-on après cet électrochoc de la découverte qu’aucun Français, ni à Paris, ni en province, n’est à l’abri des déchaînements soudains et barbares des islamistes, attendre un changement dans le vocabulaire de l’Agence France-Presse qui donne le ton dans le monde francophone et qualifier enfin de « terroristes » les assassins Arabes d’Israéliens Juifs et non plus de « militants » pour adoucir, voire justifier leurs forfaits?

reveilVa-t-on en France et en Europe sortir enfin du langage lénifiant posant les Musulmans comme les « principales victimes » du terrorisme islamique? Le concept d' »Islamophobie » et celui d' »amalgame » seront-ils encore et toujours les sophismes qui interdisent, au nom d’une prétendue « morale », d’interpréter rationnellement les évènements contemporains, d’analyser sans complaisance les principes de l’Islam, son histoire, sa direction et son sens?

Est-il possible de voir renaître une « solidarité démocratique » entre régimes qui professent des valeurs voisines de défense des libertés individuelles, d’égalité de la femme, d’élections libres et régulières qui pourraient bénéficier à la démocratie israélienne qui, en dépit de toutes les calomnies, répond à ces critères?

Rien n’est moins sûr. La perversion du langage, des faits et de l’Histoire sont déjà allés trop loin et durent depuis trop longtemps. L’anti-israélisme est devenu en Europe comme une seconde nature. La sujétion aux pétrodollars qataris et saoudiens qui va en s’accentuant n’augure rien de bon. Ou alors, il faudra revenir de très loin.

Certes, les Israéliens préféreraient entretenir des relations plus chaleureuses avec les Européens. Mais ils peuvent très bien vivre sans. Mais face aux déchaînements prévisibles du terrorisme islamiste en France et en Europe, les Européens pourraient bien se trouver bientôt demandeurs face à Israël pour apprendre à gérer des situations extrêmes sans abandonner l’essentiel des valeurs démocratiques au jour le jour.

Le changement pourrait commencer par un respect accru des Français pour leurs soldats engagés en Afghanistan, au Mali et ailleurs pour enrayer la gangrène terroriste. A terme, ils comprendront mieux, peut-être, ce que les combattants de Tsahal font pour la défense de leur peuple et pour celle des sociétés libres.

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